Plainte contre les cochons

Vous en en avez ras le bol de la présence sur votre terrain du chien du voisin qui aime tellement votre beau gazon qu’il y laisse régulièrement certains souvenirs ? Vous en avez fait part au propriétaire qui la trouve bien drôle et vous songez à porter plainte devant les tribunaux, mais vous ne le ferez probablement pas… Consolez-vous.
Au mois d’avril 1840, Marcel Tremblay porte plainte devant les tribunaux contre Michel Dubuc ; le plaignant et l’accusé sont de Longueuil. M. Tremblay accuse M. Dubuc d’avoir laissé errer quatre cochons sur son terrain. L’année suivante, Antoine Marcil se plaint que son voisin, François David, a laissé errer sur son terrain 9 bêtes à cornes, 8 moutons et 4 cochons. Quelques semaines plus tard, c’est Antoine Vincent qui se plaint que Louis Arès a laissé circuler 20 bêtes à cornes sur son terrain.
Tous les accusés ont été condamnés à payer une amende. Mais attention… En 1843, Jean-Baptiste Ste-Marie, cultivateur de Longueuil, porte plainte contre Rémy Sénécal, de Saint-Bruno, parce que celui-ci a laissé errer sur son terrain… un taureau !

