Repêché à la dynamite à Longueuil
Au mois de novembre 1909, le jeune Joseph Marcil, qui demeurait sur la rue Labonté, près du fleuve, suivait la même routine que d’habitude. Il travaillait à la manufacture de valises Fournier, sur la rue Notre-Dame à Montréal, et prenait le traversier Longueuil comme mode de transport. Au retour du travail, alors que le bateau accostait au quai de la rue Quinn, le jeune homme voulut sauter sur le quai, manqua sa manœuvre, tomba à l’eau et se noya. On n’arrivait pas à trouver le corps. Après maintes tentatives, et compte tenu du désespoir de sa famille, on employa un moyen extrême : la dynamite. Au quatrième dynamitage, le corps remonta à la surface. On aurait pu s’attendre à pire, c’est-à-dire le retrouver en morceaux, mais il n’avait qu’une légère éraflure sur la figure. Son corps fut exposé à la résidence de ses parents, avant les funérailles. Ce cas tragique est souvent associé à l’événement marquant de « Repêché à la dynamite à Longueuil ».
Michel Pratt, C’était hier à Longueuil, Chroniques et photos |
