Histoire de Longueuil

Publications gratuites et ressources sur l’histoire de Longueuil | © Michel Pratt

Longueuil, située sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent, possède une riche histoire. Elle remonte au XVIIᵉ siècle. Fondée en 1657 par le sieur de Longueuil, la ville a évolué au fil des siècles. Elle est passée d’un modeste établissement à une métropole dynamique. Son patrimoine architectural et culturel témoigne de son développement et de son importance dans la région. Aujourd’hui, Longueuil s’affirme comme un pôle stratégique. Elle allie modernité et tradition. Comme ville emblématique, Longueuil continue de jouer un rôle crucial dans l’essor économique et social du Québec. Cela se fait tout en préservant les vestiges de son passé glorieux. Les diverses initiatives de revitalisation urbaine et les événements culturels enrichissent son identité. Ils renforcent également son attrait auprès des résidents et des visiteurs.

 

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Village irroquois

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Charles Le Moyne, fondateur de Longueuil. Qui était-il ?

Podcast (deux voix) de 3 minutes sur Charles Le Moyne

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Une brochure en couleurs et gratuite a été lancée le 24 septembre 2025 : Charles Le Moyne 1626-1685. Fondateur de Longueuil, 36 pages, écrite principalement par Marcel Fournier et Louis Lemoine (avec des textes de Michel Pratt et d’Hélène Dupuis). 

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Charles Le Moyne, notice biographique, cartes de France, baptêmes, mariages, sépultures, actes notariés paléographiés, généalogie familiale. Tiré de Longueuil sous le régime français (Michel Pratt et Société historique et culturelle du Marigot).
Charles Le Moyne par Jean-Jacques Lefebvre « Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay, Charles » dans le Dictionnaire biographique du Canada © 1966–2025 Université Laval/University of Toronto.

 

Acte du baptême de Charles Le Moyne, fondateur de Longueuil

Baptême de Charles Le Moyne

Lettre de noblesse de Charles Le Moyne, dans Michel Pratt, Histoire populaire de Longueuil
Victor Morin, La vie de Charles Le Moyne en bande dessinée, illustrations de J. McIsaac. Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, 1919.
Charles Le Moyne décrit par Camillien Houde (ancien maire de Montréal) en 1912.
Archange Godbout, Les origines de la famille Le Moyne, Revue d’histoire de l’Amérique française, 1948.
Joseph Le Ber, Les origines de la famille Le Moyne (suite et fin). Revue d’histoire de l’Amérique française, 1947.
Catherine Thierry dit Primot, épouse de Charles Le Moyne.
Publications sur le régime français et Charles Le Moyne, sous la direction de Michel Pratt.
Enfants de Charles Le Moyne, Michel Pratt, Histoire populaire de Longueuil.
Famille Le Moyne (Michel Pratt, Dictionnaire historique de Longueuil).
Jodoin-Vincent Famille Le Moyne de Longueuil.
Testament de noble homme Charles Le Moyne, escuyer, sieur de Longueuil.
Charles Le Moyne (synthèse à partir des sources ci-haut mentionnées).
Chronologie détaillée sur Charles Le Moyne et sa famille et infos sur les personnages.
Michael J. Davis, Brothers in Arms. The Le Moyne Family and the Atlantic World, 1685-1745. Thèse de doctorat McGill, 2021, 425 pages.
Premières concessions accordées par Charles Le Moyne à Longueuil en 1675.
Acte de concession de Jean-Talon à Charles Le Moyne d’une extension territoriale en 1672 de la seigneurie de Longueuil. BAnQ (acte notarié original).
Frère Marie-Victorin, Charles Le Moyne, pièce de théâtre. Frères des écoles chrétiennes, 1925. BAnQ.

Héraldique

Les armoiries de Charles Le Moyne constituent un élément déterminant dans celles de la Ville de Longueuil.

 

Au point de départ, Bibliothèque et Archives Canada (BAC) conserve une aquarelle transférée sur une diapositive à la cote MG18-H14. La fiche d’accompagnement indique : « Permission accordée aux Srs Lemoine de faire enregistrer en la Cour de Parlement et la Cour des Aydes les lettres de noblesse accordées au mois de mars 1668 à Charles Lemoine de Longueüil.  La date de 1717 est inscrite sur les lettres de noblesse mentionnées dans la fiche d’accompagnement. Les documents de BAC sont des copies qui proviennent de la collection originale de Gérard Le Moyne de Sérigny.

 

Deux autochtones soutiennent le support et un troisième, à peine visible, se tient sur le cimier. Les trois hommes tiennent une flèche. Charles Le Moyne a été en relation constante avec les peuples des Premières Nations. Noter que la présence d’Amérindiens dans des armoiries n’est pas unique. La Compagnie française des Indes occidentales a adopté un modèle du genre. La partie inférieure de l’armoirie est bleue et contient trois roses d’or. La partie supérieure est sur un fond rouge et comprend deux étoiles et un croissant de lune argenté.

 

Armoiries originales de la famille de Charles Le Moyne, fondateur de Longueuil

Armoiries originales

armoiriresLongueuil

Armoiries de Longueuil

https://www.gg.ca/fr/heraldique/registre-public/projet/378

La plaque de bronze en l’honneur de Charles Le Moyne et de sa famille

Érigée en 2002 par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (Parcs Canada).
Lors d’une période de vols intenses de bronze, cette plaque et le monument ont été volés. Le monument de bronze a été refait comme l’original, mais la plaque a changé de matériau.

 

Plaque de bronze qui honore Charles Le Moyne, le fondateur de Longueuil, et sa famille. Située sur le chemin de Chambly derrière la cocathédrale Saint-Antoine,

Le nom des Le Moyne est l’un des plus illustres de la Nouvelle-France.  Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay (1626-1685), militaire, négociant, interprète et premier seigneur de Longueuil, fut le fondateur de cette famille remarquable anoblie par Louis XIV.                Ses fils, nommés de Longueuil, de Sainte-Hélène, d’Iberville et d’Ardillières, de Maricourt, de Sérigny et de Loire, de Bienville ainsi que de Châteauguay, combattirent à la grandeur de l’Amérique du Nord les ennemis de la France sur terre et sur mer. Ils servirent leur patrie avec éclat comme colonisateurs et administrateurs.

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Le monument à Charles Le Moyne

 

L’idée d’ériger un monument à Charles Le Moyne n’était pas neuve. C’est en 1912 que l’idée fait son chemin et que le frère Marie-Victorin en fait la promotion.

 

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En 1912, le Cercle La Salle, du Collège de Longueuil, publia un article faisant la promotion de la nécessité d’ériger un monument au fondateur de Longueuil, Charles Le Moyne. Le frère Marie-Victorin en fit de même en 1913 dans Le Devoir. Il préconisait l’emplacement de l’ancien manoir, suivi de celui du presbytère, situé au croisement de la rue Saint-Charles Est et du chemin de Chambly (ancienne Banque Laurentienne). Au tout début des années 1960, la banque Cité & District acheta le terrain de la maison Héroux (ancien presbytère), ce qui provoqua un vaste mécontentement dans la population. La Banque aurait pu ériger un monument à Charles Le Moyne, cependant elle décida plutôt de construire une annexe en forme de tour, rappelant l’ancien château fort de Longueuil. Un musée Charles Le Moyne y fut intégré pendant quelques années sous la direction d’Odette Lebrun.

 

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Photo Michel Pratt

À Montréal, Charles Le Moyne occupe une partie du monument dédié à Paul de Chomedy de Maisonneuve, mais il dispose également d’un monument exclusivement à son effigie à Longueuil.

 

À la fin des années 1990, Annette Laramée, présidente de la Société historique du Marigot, entreprit des démarches pour parvenir à réaliser ce rêve presque centenaire. Cependant, le projet avorta finalement malgré les efforts déployés. La présidente prit sa retraite après 16 ans de bénévolat à la tête de l’organisme, et l’historien Michel Pratt lui succéda en 1998.                Il reprit le projet, l’amplifia et le mena à terme. Le budget passa de 23 000 $ à 75 000 $. Le contrat pour réaliser le monument en bronze fut accordé à Luc Laramée. L’administration du maire Claude Gladu défraya la grande majorité des coûts d’aménagement du terrain appartenant à l’Office d’habitation de Longueuil. L’emplacement du monument est situé sur le chemin de Chambly, au croisement de la rue Sainte-Elizabeth.

 

Cet espace public, pour commémorer et honorer le fondateur de Longueuil (et sa famille), faisait partie du domaine seigneurial original.

 

La plaque de Parcs Canada, désignée comme Charles Le Moyne et sa famille, figure dans le Répertoire du patrimoine culturel du Québec avec le statut de citation. Ministère de la Culture et des Communications. Ce parc est situé dans le site du patrimoine de Longueuil.

 

Le monument pourrait représenter une figure de proue tombée du mât d’un navire dans le fleuve Saint-Laurent, repêchée puis posée sur une stèle en granit. Le buste incliné de Charles Le Moyne suggère le mouvement d’un homme au visage fonceur et déterminé.
Une autre interprétation est suggérée sur la plaque didactique.

 

Le monument fut inauguré le 30 septembre 2001.

 

Photo de l'inauguration en 2001 du monument à Charles Le Moyne, fondateur de Longueuil. Réalisé sous la direction de l'historien Michel Pratt, alors président et directeur général de la Société historique et culturelle du Marigot .

Au centre de la photo figurent le maire Claude Gladu et le libraire Robert Leroux, de la librairie Àlire. Au centre figurent également Annette Laramée, la députée du Parti libéral du Canada Yolande Thibeault, le président de la Société historique et culturelle du Marigot et historien Michel Pratt, la ministre Pauline Marois, la députée du Bloc québécois Caroline
Caroline St-Hilaire, députée du Bloc québécois, Cécile Vermette, députée du Parti québécois, et Jean-Pierre Pepin, homme d’affaires et vice-président de la Société historique et culturelle du Marigot.

 

Plaque didactique expliquant le projet du monument ;a Charles Le Moyne

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La toponymie des Le Moyne à Longueuil 

 

Place Charles-Le Moyne.  Ce secteur, adjacent à la station de métro de Longueuil, a émergé dans la seconde moitié des années 1960 et comprend notamment l’Université de Sherbrooke, l’Atrium, l’hôtel Sandman, les appartements Port-de-Mer, et le complexe Saint-Charles. Le nom de la station de métro a été adopté le 18 septembre 1968. Six passerelles couvertes et chauffées relient les différents édifices au métro, créant ainsi le pont aérien le plus long au Canada. La passerelle métropolitaine Bienville, qui mesure 170 mètres de long et est érigée à une altitude de 4 mètres, a été construite pour un montant de 3,9 millions de dollars. En 2026, des travaux majeurs sont en cours, dont l’ajout d’une tour de 30 étages au-dessus de la station de métro. À proximité se trouvent le Sir Charles Condominiums, le terminus d’autobus et l’édifice Beneva.
Rue Place Charles-Le Moyne. Cette rue s’étend, pour l’instant, du métro jusqu’à la rue Saint-Laurent et comprend donc comme adresse postale le complexe Novia.

 

Parc Le Moyne. Le parc Le Moyne, situé sur la rue Saint-Charles Est, portait autrefois le nom de parc des Amusements et donnait sur une plage publique.

 

Rue Le Moyne. Cette rue est située dans l’ancienne paroisse de Saint-Pierre-Apôtre. Elle s’étend dans l’axe de la rue Joliette à la rue de Normandie.

 

Rue Saint-Charles. Principale artère commerciale du Vieux-Longueuil, la rue Saint-Charles fut d’abord ouverte à l’est du chemin de Chambly au cours des années 1740. La maison Daniel-Poirier, construite vers 1749, demeure l’un des plus anciens vestiges de la rue Saint-Charles. Le ruisseau Saint-Antoine franchissait le chemin à l’extrémité ouest du couvent des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie ; il fallait donc emprunter un pont de bois (en ciment à partir de 1920) pour le traverser. Jusqu’au début des années 1870, les terres à l’est de la maison Lamarre avaient surtout une vocation agricole. Cette artère regroupe la plus forte concentration de bâtiments anciens avec le couvent des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, la maison Marie-Rose-Durocher, les maisons Daniel-Poirier et Napper ainsi que le Foyer Trinitaire (manoir Dufresne). Cette section de la rue Saint-Charles a été élargie en 1915.  Notons que la rue a porté, entre les années 1900 et 1930, le nom de Dufferin.

 

La partie à l’ouest du chemin de Chambly ne fut ouverte qu’après la démolition du château fort, soit vers 1812.  Cette partie de la rue aura une vocation beaucoup plus économique et institutionnelle. Parmi les bâtiments significatifs, notons la cocathédrale Saint-Antoine, la maison Chaboillez, la maison Lespérance, l’hôtel de ville et l’église St. Mark. Cette section de la rue Saint-Charles fut élargie, en 1952, entre le boulevard Quinn et le parc Saint-Jean-Baptiste. En 1961, la rue fut élargie entre l’extrémité est du parc Saint-Jean-Baptiste et la rue Guilbault ; en 1964 entre Guilbault et Quinn et en 1967 entre Victoria et Joliette. Notons que l’extrémité ouest de la rue Saint-Charles, dans l’actuel secteur du métro, a porté le nom de boulevard Rainville jusqu’en 1966.
(Michel Pratt, Dictionnaire historique de Longueuil, 2026).

 

Échangeur Charles-Le Moyne. Il relie la 116 et le boulevard Taschereau. Il portait à l’origine le nom de Southwark. La Commission de toponymie du Québec adopta le nom actuel le 26 mars 1980.

 

Parc Charles-Le Moyne et sa famille (comprend le monument Charles Le Moyne). Le parc a été désigné sous ce nom par Parcs Canada en 2002. La Commission des lieux et monuments historiques y a installé une plaque commémorative.

 

♦ Académie internationale Charles-LeMoyne (école privée). Institution privée d’enseignement secondaire, fondée en 1975. Elle offre également depuis 2015 un enseignement au niveau primaire. Elle possède un campus sur le chemin Tiffin, à Longueuil.

 

École Charles-Le Moyne (CSSMV), située sur la rue Coderre dans l’arrondissement de Saint-Hubert. Elle porte ce nom depuis 1972.

 

Hôpital Charles-Le Moyne. En 1962, la firme Désourdy entama la construction de l’hôpital Charles-LeMoyne, qui se dressa sur le boulevard Taschereau, à Greenfield Park. À son ouverture, en 1966, il comptait 350 lits. En 1974, l’hôpital procéda à des travaux d’agrandissement et de réaménagement. En 1989, le centre hospitalier augmente la capacité de son stationnement. Aujourd’hui, ce centre hospitalier, affilié à l’Université de Sher­brooke, compte environ 3 200 employés, dont 440 médecins. Il fait partie du Centre de santé et de services sociaux Champlain-Charles-LeMoyne. En 2011, l’hôpital inaugura le Centre intégré de cancérologie de la Montérégie. L’hôpital reçut de nombreux prix et distinctions. Gérard Lanoue occupa la direction générale de 1966 à 1984. Michel Pratt, Dictionnaire historique de Longueuil, 2024).

 

 District électoral municipal LeMoyne—Jacques-Cartier (carte)
District électoral municipal Saint-Charles (carte)
Circonscription électorale fédérale Longueuil—Charles-LeMoyne (carte)


Baptêmes, mariages, sépultures, actes notariés et recensements

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Fiches BMS et actes notariés de tous les habitants de Longueuil en Nouvelle-France, Longueuil sous le Régime français (DVD), prix de la Chambre des notaires du Québec et prix de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie, Michel Pratt, concepteur et directeur de la publication © Michel Pratt et Société historique et culturelle du Marigot
Recensements de 1677, 1681, 1695, 1723 et évolution de la population, sous la direction de Michel Pratt.
Noms, surnoms, équivalences des noms des résidents de Longueuil sous le Régime français, sous la direction de Michel Pratt.
Fort du Tremblay
Fief Du Tremblay, actes notariés (chronologie)
Actes chronologiques Du Tremblay – Terres
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Moulin

Il y eut différents types de moulins dans la seigneurie de Longueuil. On retrouve un contrat de location d’un moulin à vent qui date d’aussi loin que 1669 et où le locataire, meunier, se nommait Mathurin Grain. Ce moulin en pierres, de forme ronde, était situé sur le bord du fleuve, du côté est du ruisseau Saint-Antoine, près du chemin de Chambly. Ce fut le premier bâtiment de nature publique à Longueuil. Le meunier se voyait octroyer par contrat l’utilisation du moulin ; il devait veiller à son entretien et à ses réparations. Le seigneur exigeait d’être payé en livraison de blé, puis à partir de 1695, en argent. Il exigeait de plus que le meunier lui livre quatre chapons par année. Ce moulin servit de magasin à poudre lors du conflit anglo-américain de 1812.

 

Un acte notarié au meunier André Bouteiller nous donne des renseignements importants.

1690 (30 janvier) [Basset, 2019]

Bail à ferme par Monsieur de Longueüil à André Bouteiller

« (…) du jour vingt cinquième aoust prochain venant jusqu’a sept années finies et accomplies, (…) et ensemble  touttes et chacunes les terres labourables, qui se trouvent depuis l’habitation dudit preneur jusqu’au ruisseau qui passe au pied dudit moulin, et en montant dans la profondeur des terres jusqu’a et en parallèle de l’Église ou chapelle dudit Longueüil (…) »

Le moulin était au pied et à l’est du ruisseau Saint-Antoine. De plus, il est indiqué qu’une chapelle existe en 1690 sur le terrain de l’ancienne Académie Saint-Georges.

Les actes notariés font référence à des meuniers et à des fariniers dans la seigneurie de Longueuil : Mathurin Grain (janvier 1669), Jean Sicart (1678), Jean Thiberge (1683), André Bouteiller (de 1683 à 1699), Laforest (1686), Jean Gibaud dit le Poitevin (1701), Guillaume Dépatis (1713), Thomas Simon (1724), Charles Bréard dit Laroche (1745-1763), Antoine Cusson dit Lange (1751), Roland Magué dit Chateauneuf (1754), François Pattenote (1757) et Jean Olivier (1761-1763).
Michel Pratt, Dictionnaire historique de Longueuil, 2026.

 

Premier moulin de Longueuil vers 1710

Le moulin était situé à proximité des rues Saint-Antoine et Bord-de-l’Eau Est.

Manoir Charles-Le Moyne

 

La maison en pierre de 13,5 m de long et 7,5 m de large fut construite en 1671 par Michel Dubuc et Jean Dubert à la jonction de la rue Saint-Charles et du chemin de Chambly. Elle était située, jusqu’à récemment, à l’emplacement de la Banque Laurentienne. Cette construction a été détruite en 1831.

 

Manoir du fondateur de Longueuil Charles Le Moyne, situé à l'intersection de la rue Saint-Charles Est et du chemin de Chambly

Dessin du peintre Georges Delfosse, selon les indications transmises par J. L. Vincent, coauteur, en 1889, du livre Histoire de Longueuil. Cette copie fut remise en 1912 par son fils Arthur Vincent au Collège de Longueuil pour la publication du programme de la pièce de théâtre.
« Charles Le Moyne », dont le personnage du fondateur de Longueuil était incarné par Camillien Houde (ex-maire de Montréal). Paul Pratt, ex-maire de Longueuil, était membre de l’orchestre et y joua de la clarinette.

 

Carte des premières concessions de Longueuil en 1675

Les 16 premières concessions en 1675

 

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Charles Le Moyne II, premier baron de Longueuil 

 

par Céline Dupré, Dictionnaire biographique du Canada.

 

Photo du portrait sur toile de Charles Le Moyne II, premier baron de Longueuil.

Charles Le Moyne II, BMS, actes notariés, généalogie familiale.

 

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Château-fort de Longueuil

Plaque sur la cocathédrale Saint-Antoine à Longueuil soulignant la présence à cet endroit du château fort de Longueuil

Plaque commémorative du château-fort de Longueuil, située sur la cocathédrale Saint-Antoine de Longueuil.
En 1698, le château fort de Longueuil, situé à l’emplacement de l’actuelle cocathédrale Saint-Antoine, est terminé. Il constitua un argument majeur pour accorder à Charles Le Moyne II le titre de baron.

 

Représentation en 3D du château-fort de Longueuil. Réalisé sous la direction de l'historien Michel Pratt, alors président et directeur général de la Société historique et culturelle du Marigot.

Infographie 3D, Société historique et culturelle du Marigot.

Le site du château fort de Longueuil a été constitué le 25 mai 1923 comme un lieu historique national au Canada.

La seigneurie a été érigée en baronnie.
Acte de foi et hommage de Charles Le Moyne, baron de Longueuil, chevalier de l’Ordre militaire de Saint-Louis et gouverneur de la ville et du gouvernement de Trois-Rivières, pour la baronnie de Longueuil (1723). (Acte notarié original)

 

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Carte des concessions de Longueuil en 1723

Concessions de 1723

 

Expansion territoriale de Longueuil

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Évolution territoriale de la seigneurie, puis de la baronnie de Longueuil

 

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Sur cette carte, on repère le chemin du bord de l’eau, le chemin de Chambly, le chemin de Gentilly (Roland-Therrien) et le chemin du Coteau Rouge.

 

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Au coin nord-est du chemin de Chambly et de la rue Saint-Charles

 

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Charles Le Moyne II, deuxième baron de Longueuil 

 

Photo du portrait sur toile de Charles le Moyne III, deuxième baron de Longueuil

Il est né en 1687, fils de Charles Le Moyne II, premier baron de Longueuil, et petit-fils de Charles Le Moyne de Longueuil et de Châteauguay, un des plus influents pionniers de la Nouvelle-France. La famille Le Moyne est l’une des rares ayant reçu un titre de noblesse héréditaire directement reconnu par la Couronne française — et plus tard par la Couronne britannique.

 

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Charles Le Moyne III, troisième baron de Longueuil 

 

par André Lachance, Dictionnaire biographique du Canada.

 

Photo du portrait sur toile de Charles Le Moyne III, troisième baron de Longueuil

 

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Histoire générale de Longueuil

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Jodoin et Vincent, Histoire de Longueuil
Circuit patrimonial du chemin de Chambly, Michel Pratt, Ville de Longueuil
Commerces du Vieux-Longueuil 1930-1960, © Michel Pratt
Correspondance des adresses du Vieux-Longueuil
Rive-Sud 1947-1997, © Michel Pratt
Montréal-Sud
Collège de Longueuil

 

Toponymie de Longueuil
Toponymie Saint-Hubert
Baptêmes de la paroisse Saint-Antoine
Sépultures de la paroisse Saint-Antoine
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Longueuil 1763-2026 en images

 

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Radeaux

Le premier pont Victoria fut construit par la compagnie de chemin de fer du Grand-Tronc. Il s’agissait du premier pont en Amérique du Nord à relier les deux rives d’un large fleuve. La firme Petro, Brassy et Betts obtint le contrat de construction de ce pont tubulaire. Le pont, d’une seule voie ferrée, fut inauguré au mois de novembre 1859 par Georges-Étienne Cartier. Cette longue boîte longitudinale occasionnait de sérieux problèmes puisque la fumée pénétrait dans les wagons ; il fallut donc faire une longue brèche au toit. Sa construction porta un dur coup à l’économie de Longueuil, dont la population chuta alors rapidement.

 

pont de glace

Jusqu’au XXᵉ siècle, on construisait et entretenait un chemin sur la glace entre Montréal et Longueuil. Des conifères étaient installés en bordure de ce chemin saisonnier. Le pont de glace était fort avantageux pour les agriculteurs de la région de Longueuil puisqu’ils bénéficiaient d’un transport gratuit alors qu’ils devaient payer des frais assez élevés pour écouler leurs produits pendant la période estivale. Les agriculteurs transportaient donc une quantité accrue de produits, ce qui avait comme conséquence de faire baisser les prix. On utilisait aussi le pont de glace pour y transporter le bois de chauffage.

 

omnibus

Vers 1875, Damase Brissette fonda une compagnie pour faire la navette entre Longueuil et Montréal, au moyen de voitures sur patins tirées par des chevaux. La diligence se rendait, cinq fois par jour, à Montréal. Le terminus de Longueuil était situé à l’angle des rues Saint-Laurent et Saint-Alexandre, près de la résidence des Brissette.

 

vapeur Longueuil

Les bateaux à vapeur ont assuré longtemps le transport. Le Jérémie faisait la navette entre le quai de la rue Saint-Étienne, à Longueuil, et le Pied-du-Courant Sainte-Marie, au début des années 1820.

 

train et gare

Longueuil fut un centre ferroviaire névralgique, de 1849 à l’ouverture du pont Victoria à la circulation des trains, le 12 décembre 1859. Le terminus du Grand-Tronc était situé en bordure du fleuve, à proximité de la rue Joliette. Il y avait une station en bois d’été et une station d’hiver. Les installations étaient impressionnantes ; il y avait en outre deux ateliers en briques, une fonderie, un atelier de peinture, 7 remises, une école, 5 maisons de briques pour les administrateurs.

 

La gare de la ligne Montréal-Sorel, plus tard du Canadien National, fut construite en 1885, entre les rues Grant et Caroline, au sud de la rue Guillaume.

 

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Un chemin de fer sur la glace du fleuve Saint-Laurent fut aussi mis en service de 1880 à 1883. La ligne rejoignait ainsi sur la Rive-Sud celle de la South Eastern Railway. Cette entreprise périlleuse, fondée par Louis-Adélard Sénécal, suscita l’admiration de plusieurs reporters.

 

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tramway

Les tramways firent leur apparition à Longueuil 18 ans après leur implantation à Montréal par la Montreal Street Railway. Des tramways de la compagnie Montreal & Southern Counties Railway effectuèrent le transport, à Longueuil, de mai 1910 (inauguration le 8 mai et entrée en vigueur le 30 mai) jusqu’au mois d’avril 1931. Cette compagnie avait été fondée par Albert Corriveau en 1897. Bien que gérée de façon indépendante, elle était en réalité une filiale du Canadien National.

 

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Parc triangulaire aménagé en 1885 alors qu’on y érigea la statue de saint Jean-Baptiste, placée anciennement dans le petit parc Saint-Jean-Baptiste, à côté de l’église Saint-Antoine. Il ne faut pas le confondre avec la place Saint-Baptiste, aménagée en 1880 à proximité de la cocathédrale Saint-Antoine, là où se trouve le calvaire normand et une reconstitution d’une des tours du château fort.
En 1888, on y installa un abreuvoir pour chevaux à l’extrémité est. À l’origine, le parc était très boisé. On y inaugura le monument au Soldat inconnu, sculpté par Émile Brunet, le 11 novembre 1923, d’abord installé à l’extrémité est du parc. En 1951, on y installa une fontaine.
Une nouvelle statue de saint Jean-Baptiste fut inaugurée en 1960. Les deux monuments furent inversés de position après des travaux majeurs au mois de mai 1961, travaux qui réduisirent la superficie du parc pour élargir de 15 pieds la rue Saint-Charles et y aménager des espaces de stationnement.
Tous les arbres furent alors systématiquement abattus.

 

Chocolaterie

Centre locatif construit en 1986 à l’emplacement de l’ancienne chocolaterie des frères Félix-Hubert et Daniel d’Hérelle au début du siècle (1899-1901), qui se situait sur le chemin de Chambly, en face du cimetière Saint-Antoine. Puis l’entreprise de semence Jos Labonté, de 1939 à 1985, y tint commerce.

 

st. Mark

À la suite des pressions, en 1841, de Frederick Broome, pasteur de la paroisse de Saint-Luc de Laprairie, auprès du baron Charles William Grant, les protestants épiscopaliens obtinrent un terrain et firent construire, par Allen Robinson, une église de style néo-roman en 1842.
 En 1876, on construisit une modeste école entre l’église et la rue Saint-Jean, au coût de 961 $. L’école, à gauche de l’église sur la photo, fut détruite en octobre 1935.

 

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Cette structure de 3,4 kilomètres de longueur, dont les plans furent élaborés par la firme d’ingénieurs Montsarrat et Pratley de Montréal, associée à J.-B. Strauss de Chicago, relie en effet Longueuil à l’île Sainte-Hélène et à Montréal.
La pierre angulaire, installée au mois d’août 1926 sur le pilier sis entre les rues Saint-Antoine et Notre-Dame à Montréal, renferme une cinquantaine d’objets de l’époque, dont des journaux et des pièces de monnaie.
Les travaux, commencés en 1924, se terminèrent en juillet 1929 alors que les
deux rives étaient enfin reliées. Même s’il fut possible de s’y promener dès le mois de septembre 1929, l’ouverture à la circulation des voitures n’eut cependant lieu que le 14 mai 1930.

 

pompiers

L’implantation d’un comité de feu remonte à 1848. Il était composé des échevins Narcisse Trudeau, Joseph Lecour et Charles St-Michel. Le comité vota alors le premier règlement pour prévenir les incendies, au mois d’octobre 1848.

 

plage

Une plage de sable rassemblait la communauté longueuilloise lors des chaudes journées estivales dans la première moitié du XXᵉ siècle. Elle était située entre le fleuve Saint-Laurent et l’actuel parc Le Moyne, près de la rue de Normandie. À la fin des années 1940 et au début des années 1950, quelques Longueuillois se baignaient aussi près de l’ancien quai du boulevard Quinn, mais il n’y avait pas de sable à cet endroit.

 

couvent

Bâtiment d’architecture néoclassique construit pour Louis Briquet, dont la partie centrale fut construite en 1740. En 1843, un étage y fut ajouté. En 1844, les fondatrices des sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, parmi lesquelles figure Eulalie Durocher ou Mère Marie-Rose, emménagèrent dans l’édifice qui devait servir d’école. En 1846, la communauté religieuse acquit gratuitement de la fabrique les emplacements mis à sa disposition. Une chapelle fut ajoutée au côté ouest de l’édifice principal.
En 1851, une aile pour pensionnaires, conçue par Victor Bourgeau, vint s’ajouter à l’extrémité ouest du bâtiment. Le couvent cessa de dispenser de l’enseignement le 20 juin 1983.

 

college de longueuil

Au début des années 1900, on manquait de place à la maison Chaboillez, sur la rue Saint-Charles. Le collège déménagea, en 1910, sur le chemin de Chambly, dans un édifice de style Beaux-Arts construit selon les plans de l’architecte Maurice Perrault. C’est là que le frère Marie-Victorin connut ses premiers moments de gloire.

 

coccath

La cocathédrale a été bénie en janvier 1887.

 

R-100 (cliquer ici pour visualiser une vidéo)

 

r 1002

 

pont tunnel

Le pont-tunnel, d’une longueur d’un peu plus de 6 kilomètres, fut inauguré le 11 mars 1967. Les plans furent préparés par la firme Brett & Ouellet, Lalonde & Valois et Per Hall et associés. Les travaux débutèrent au mois de juin 1963 et la facture finale atteignit environ 75 millions de dollars. Le tunnel représente l’un des ouvrages en béton précontraint les plus considérables au monde.
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Lovell Longueuil 1877-1931

 

 

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🎓 Expertise

Michel Pratt est historien spécialisé en histoire urbaine, dont celle de Longueuil, de Brossard et de Montréal. Il fut le président fondateur des Éditions Histoire Québec de 2002 à 2019 et le PDG de la Société historique et culturelle du Marigot de 1998 à 2015. Il est récipiendaire de la médaille de l’Assemblée nationale du Québec, de l’argent du lieutenant-gouverneur de la province, des prix Honorius-Provost et Léonidas-Bélanger (Fédération Histoire Québec), du prix Rodolphe-Fournier (Chambre des notaires du Québec) et du prix de bénévolat par excellence de la Ville de Longueuil (Gala de la culture de Longueuil). Son livre Longueuil 1657-2007 a mérité le prix du patrimoine de Longueuil (Gala de la culture).

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© Michel Pratt

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